| 1)
MONSEMPRON Selon la légende,
la fondation du bourg de' Monsempron serait
due à un chef militaire romain de la. famille
Sempronia, lors de la pacification faisant suite
à la guerre des Gaules. Aucun texte ne vient
confirmer une 'création de toute pièce mais
la toponymie soutient la thèse d'une agglomération
gallo romaine : juxtaposition d'un élément géographique
(mons. : mont, colline) et dérivé d'un patronyme
latin.La
topographie des lieux plaide même pour une occupation
antérieure car l'éperon dominant les vallées
de la Lémance et du Lot présentait des avantages
stratégiques probablement exploités par la population
indigène avant la conquête romaine.Si l'existence
d'un noyau de peuplement ou d'un simple poste
de guet protohistorique, voire néolithique,
n'a laissé aucune trace; la présence de l'homme
sur le plateau de MONSEMPRON et en contrebas,
est un fait établi pour le Paléolithique moyen
et le début du Paléolithique supérieur (environ
de 50 000 a 22 000 avant notre ère). En effet,
la découverte à la fin du siècle dernier d'un
habitat préhistorique est venue prouver que
la situation géographique de MONSEMPRON présentait
déjà un intérêt notoire pour nos lointains ancêtres.
Depuis les premières fouilles de 1863, de nombreuses
campagnes archéologiques ont permis de mettre
à jour un matériel d'une richesse inouïe qui
place le site de Las Pélénos au premier rang
des gisements préhistoriques du département
pour cette période.Plus près de
nous, l'Antiquité, et le Haut Moyen Âge ne bénéficient
d'aucun vestige nous éclairant sur le vie du
bourg. Seule une source écrite indirecte (du
XVIII° siècle) rapporte que le village aurait
été pillé par les Normands en 853 après le sac
de la ville d'Eysses. Ce n'est qu'à
partir du XI° siècle avec l'arrivée d'une communauté
bénédictine envoyée' par l'abbaye St Géraud
d' Aurillac, que l'histoire locale se précise.
L'église élevée à cette époque est reconstruite
dès le XII° siècle pour subir de profonds remaniements
: on perce le chevet pour ajouter des chapelles
extérieures rayonnantes et on élève un clocher
à la croisée du transept, supporté par quatre
puissants piliers à chapiteaux ornés. La richesse
et la diversité des sculptures romanes, alliées
à la taille imposante de l'édifice s'expliquent
certainement par la présence de reliques dans
la crypte qui durent conférer à l'église Saint
Géraud un rôle majeur en cette époque de grands
pèlerinages. XII° et XIII°
siècle : l'agrandissement du prieuré attenant
est entrepris par les moines. Parallèlement,
un rempart est élevé autour du quartier ecclésiastique
où se blottit le village primitif. L'essor du
bourg entraîne rapidement le développement des
fortifications vers l'ouest pour enserrer les
nouvelles habitations distribuées de part et
d'autre d'une rue centrale. Les prieurs
(chefs de la communauté monastique) sont également
seigneurs de la cité mais à partir de la guerre
de cent ans le commandement militaire de la
place est assuré par des laïcs (le premier dont
les archives fassent mention est le capitaine
Guillaume de la Bàrthe "le jeune",
chargé de tenir militairement le bourg pour
le compte du roi de France, en 1352). Les religieux
quittent probablement le prieuré au XV° siècle,
après quoi,ce dernier est surélevé et transformé
en demeure d'agrément. L'opulence de ses nouveaux
occupants est illustrée par les superbes fenêtres
à meneaux et croisées sculptées dans le style
de la Renaissance quercynoise. Au cours des
XV° et XVI° siècles, l'église subit également
de profondes transformations au niveau de la
nef et du choeur. Les deux siècles
suivants voient la cité s'assoupir pendant que,
.dans la vallée, Libos connait (essor. de ses
activités économiques. II) LIBOS Le nom de Libos
est une déformation d'Arribos, contraction probable
de l'expression "damé lou bos" (derrière
le bois). La découverte
de plusieurs sépultures rapportables au Mésolithique
(vers 8000 avant notre ère) et au Néolithique
(environ de 7 000 à 2 000 avant notre ère) démontre
la relative précocité de l'occupation humaine
dans la vallée. Comme pour MONSEMPRON,
les Indices concernant Antiquité et Hait Moyen-Age
sont encore à trouver mais il est. probable
que l'emplacement de l'actuelle ville ne resta
pas inoccupé, étant donné son intérêt géographique
: au confluent Lot Lémance et près d'un gué. En 1305, le
roi d'Angleterre Edouard 1° entreprend de fonder
une bastide à Arribos pour consolider,ses possessions
territoriales en Aquitaine face à la convoitise
des rois de France, projet qui avorta avec l'aggravation
du conflit franco-anglais. L'agglomération
poursuit néanmoins sa croissance grâce à une
intense activité portuaire facilitée par une
position géographique avantageuse, au carrefour
du Périgord, du Quercy et de lAgenais. Au cours des
siècles suivants un artisanat dynamique s'y
Implante et le XVIII° siècle connaît la floraison
de petites industries alimentées par (énergie
hydraulique (foulon, forge, etc...). |